31 août 2007
je voulais
Je voulais parler d'un certain Michel R. qui répond lui aussi aux sirènes de notre président adoré et de sa poltique de destruction ; dire comment les commentaires apitoyés évoquant une collaboration administrative plutôt qu'une soumission au grand capital, me font penser aux bons français qui ne faisaient "que leur travail" durant certaines années noires.
Je voulais hurler sur les médias à la botte du pouvoir qui nous bassinent avec la mort de Diana (pauvre petite fille riche) et les états d'âme des rugbymen (plus agréables à regarder que Nicolas S., certes), plutôt que de nous informer sur les 250 milliards offerts par la BCE aux gentils spéculateurs, et les frappes collatérales que nous allons manger.
Je voulais parler des soldats américains qui se suicident (99 en 2006), ceux qui veulent quitter l'Irak, écoeurés par cette guerre, leurs familes qui manifestent tous les jours et dont, bizarrement, on ne reçoit aucune image. Comment Nicolas Bush, après voir mangé ses merguez avec son pote Georges parle d'aller faire la guerre en Iran.
Je voulais et puis non, je préfère penser à cette oeuvre rustique, agricole, ce landais géant qui nous disait "adiou" sur le bord de la route quand nous avons quitté mon autre région de coeur.
Je vous laisse avec lui.

29 août 2007
colère
Fonctionnaires
11.000 suppressions de postes dans l'Education nationale en 2008
A deux semaines de la rentrée, les syndicats de l'éducation nationale sont inquiets. La suppression des postes annoncés pour 2008 risque d'être accompagnée d'autres mesures ne faisant pas l'unanimité.
Après deux mois de pronostics des syndicats, le chiffre est lâché. Le ministre de l'éducation, Xavier Darcos a déclaré dans un entretien à Paris Match, qu'environ 11 000 fonctionnaires partant à la retraite ne seront pas remplacés en 2008 dans son administration.
Il précise, par ailleurs, qu'environ 1000 postes seront créés chaque année dans le primaire pour compenser la hausse du nombre d'élèves. L'éducation nationale, qui représente à peu près la moitié de la fonction publique, participera pour moitié à l'allègement de suppressions de postes dans l'Etat l'an prochain, ajoute Monsieur Darcos.
Le ministre, qui devrait s'exprimer le 29 août lors d'une conférence de presse, avait annoncé le 28 juin dernier le chiffre de 10.000 suppressions de postes alors que les syndicats s'attendaient à une fourchette allant de 10.000 à 15.000.
Autant dire que la rentrée s'annonce houleuse. En effet, les syndicats, dont beaucoup de responsables sont de retour de vacances cette semaine, s'inquiètent qu'en plus d'augmenter le nombre d'élèves par classe et de réduire les postes disponibles, le gouvernement s'attaque à la réduction du volume d'horaires obligatoires des élèves comme il est indiqué dans la lettre de mission envoyée par Nicolas Sarkozy au ministre de l'éducation.
Pour justifier la réduction de postes, Xavier Darcos estime qu' "on ne manque pas de professeurs" sachant qu' "il y a en France 83 enseignants pour 1000 élèves dans le secondaire contre 66 en Allemagne et 60 en Grande-Bretagne" et que "c'est la répartition qui pose problème" en indiquant que "500 professeurs d'allemands sont sans élèves".
François Fillon avait annoncé le 31 juillet la création de 6000 emplois pour répondre "aux nouveaux besoins", (dédoublement des classes de langues vivantes en terminale, accueil des enfants handicapés, ...), dont la création de 2700 postes d'auxiliaires de vie pour les handicapés à la rentrée qui aura lieu le 4 septembre prochain.
latribune.fr
Ce n'est pas un scoop, je sais, mais c'est une vraie honte! Dans notre département, c'est 120 postes dans le secondaire qui sont menacés, alors que le nombre d'élèves ne baisse pas, bien au contraire.
On m'a proposé un de ces fameux postes d'auxiliaire de vie: contrat précaire, salaire inférieur à mes indemnités chomage, le bonheur garanti: c'est bien sûr plus économique que d'ouvrir des structures réellement adaptées à des gamins handicapés, et on nous ressort l'alibi bien-pensant de l'intégration, mais de qui se moque-t-on????
Quant à la "baisse" des fournitures scolaires, si ce n'était pas si triste, il y aurait de quoi pleurer.....
Je pense aux gamins de mon quartier sortis de l'école à 16 ans (des fois avant) à qui personne n'a rien à proposer, et que la BAC (brigade anti criminalité) vient régulièrement traiter de "racaille", mas qui sont les véritables racailles...?
Bref, au cas où on ne l'aurait pas compris, aujourd'hui, j'ai envie de mordre!
27 août 2007
la course landaisel
Dans les landes, on trouve des récits de jeux avec les vaches dès le 15ème siècle: les gars qui les gardaient s'ennuyaient, ils n'avaient pas de baladeur, pas de téléphones mobiles, ils avaient ...les vaches. Alors, ils inventaient des jeux d'hommes de la campagne, de ces jeux dont les règles se transmettent et se transforment au cours des siècles. La course landaise actuelle, dite "formelle" est apparue à la moitié du XIXème siècle. On a commencé à construire des arènes en bois sur les places lors des fêtes patronales,certains villages plus "riches", ou des villes comme Dax ont de jolies arènes de style hispano-gascon (!).
Les vaches sont les soeurs des taureaux espagnols, de jolies bestioles qui ont du caractère, avec des cornes impressionnantes dont on enveloppe le bout, le but n'étant pas l'éventration des costauds d'en face.
La "cuadrilla": les cordiers qui dirigent (des fois à grand mal) la vache qui doit foncer sur le beau gosse en pantalon blanc et gilet brodé (j'ai rencontré une des dernières brodeuses il y a quelques années), l'"écarteur" qui esquive la vache au dernier moment d'un très joli mouvement de hanche en pivotant: des fois, il n'esquive rien du tout, les femmes du public s'affolent, les hommes bougonnent ; les"sauteurs", des petits jeunes qui font des frayeurs à leurs mamans en s'attachant les pieds (dans le béret, genoux attachés à l'aide de la cravate) et en effectuant des sauts de toutes sortes par dessus les vaches qui essayent, elles, de s'encorner un de ces bipèdes insolents.
Il y a la musique, une harmonie ou une "banda" (c'est comme une fanfare, mais c'est beaucoup plus, ça ne peut pas se raconter) qui s'installe dans les gradins et joue des airs que tout le monde connait par coeur et qui me donnent envie de pleurer. Ou de chanter, ça dépend.
Pour rien au monde, je ne raterais la course formele annuelle de "mon" village. Dans la vie normale, j'écoute du rock, du blues, de l'opéra, plein de choses, je lis Trotsky ou Brautigan, voire Marguerite Duras,je ne raffole pas des ambiances viriles (mais correctes!), je regarde arte, mais les soirs de course, je suis à ma place préférée, pas loin du jury, au dessus des "loges" des vaches, je crie, je tape des mains, je tombe raide amoureuse de certains écarteurs, pendant 3 heures, je plonge sans filet dans une partie d'hitoire qui a franchi les siècles.
Ca, c'est ma première photo d'écart, ça pourrait être mieux, il faudrait ajouter l'odeur forte de l'eau de cologne des voisins de gradins mélangée à celle des bêtes, les commentaires enthousiastes du speaker qui roule joliment les R, la "marche cazerienne" jouée par l'harmonie (XVème siècle, dit-on?), les gradons qui font mal au fessier, le verre de vin limé à l'entr'acte, il faudrait y être.....
25 août 2007
au début
Le premier soir, c'était comme ça:
il avait plu, mais le ciel se dégageait, les seul bruits étaient ceux de la campagne en fin de journée, les bestioles qui rentrent se coucher, un cri d'enfant, une voiture qui klaxonne en passant, tiens c'est un cousin, et les odeurs ah les odeurs.....La terre mouillée, l'herbe fraiche, l'odeur propre du village aussi, celle que les vieilles maisons laissent filtrer, un parfum de vies enracinées depuis des générations, de soupes de légumes été comme hiver, de meubles anciens patinés par l'usage, un parfum qui a l'accent de cette terre.
Un peu plus tard, quelques jours après, il y a eu ça:
Mais "ça", c'est toute une histoire, si j'osais, je dirais du bonheur, ce sera pour une autre fois......
N'empêche, j'ai toujours vue sur la mer, les voitures de ma cité achélème ne brulent pas, mais j'ai quand même eu une drole de sensation de violence en recommençant à écouter les bruits de ma rue.
23 août 2007
retour

fresque d'un salon de l'hotel "le Splendid" à Dax
Voilà: c'était hier soir, le retour de la Pincesse et de sa mère qui a perdu 2 kgs ....dans les Landes!!!!!Si le séjour fut doux,l'atterrissage l'est beaucoup moins: les impôts qui ont "oublié" un de mes enfants, le frigo vide et le porte-monnaie tout autant, l'H. assez froid, bref, la rentrée, comme dit Fiston, c'est vraimenttrop nul....
Demain, ou après-demain, je replongerai dans ce qui est déjà un souvenir ,pour le mettre en mots et en images ici, promis.
06 août 2007
demain

Demain , dés l'aube, à l'heure où blanchit la campagne , à non, ça, c'est Victor H.Je reprends: demain, quand nous serons éveillées, la Princesse et moi-même (si, si, cest elle qui a insisté pour venir), partirons en vacances: pas vraiment dans ce chateau, dommage, mais à 50m .Donc, aujourd'hui, cest :
-mon dossier pour la cité U, il est où, il faut le poster aujourd'hui, maman (ton excédé)
-mais non, on ne va pas oublier les chats de la voisine (les garçons)
-mais oui, on sait utiliser la machine à laver (ah bon, alors pourquoi c'est TOUJOURS moi qui m'y colle...??)
-qui vient m'aider à nettoyer la voiture (tiens, ils sont partis...)
-tu veux vraiment partir tôt, mais c'est quoi "tôt" (la Princesse, angoisse montante).
Bref, demain soir, si tout va bien , c'est:campagne, fraicheur (le bonheur, il risque de pleuvoir), apéro sur la terrasse, pas de clavier en vue,si, celui du vieux piano désaccordé ,c'est à peine si les portables passent, des vacances quoi.
P.S: hier j'ai appelé l'H., il a répondu.....
04 août 2007
un rêve
C'est il y a ...beaucoup d'années, je n'ai pas le courage de les compter, il fait trop chaud. Je rentre chez moi il est 19 heures, si je suis en retard, il va y avoir encore un drame familial: j'ai une boule au ventre, mes copains sont tous restés ensemble à rire et faire des choses de leur âge. Moi, dans 5 minutes, je serai debout devant la table du repas et je réciterai le benedicite!!!!Alors, la nuit, je rêve: d'un garçon, beau bien sûr, amoureux c'est évident, avec qui je partirais. Loin, très loin. Je ferme les yeux, je m'endors, je rêve toujours: je suis dans la voiture à côté du garçon beau et amoureux, les phares de ceux qu'on croise, l'air qui entre par la fenêtre.
Hier soir, toutes ces années se sont écoulées, d'ailleurs je dis "soir", mais c'est presque le matin.Un homme me raccompagne, un homme que j'ai aimé pendant des années, il n'y a pas si longtemps: un homme qui porte écrit dans ses yeux qu'il ne faudrait pas grand chose pour que...Un homme qui, ma foi, est très beau, toujours gentil et tout. Il y a les phares des voitures , l'air de la mer, c'est la perfection. Et il y a moi qui me demande comment je vais sortir de la voiture et dire bonsoir sans le vexer.Parce que je pense à un autre , parce que la vie, décidément, ne ressemble jamais aux rêves.
marlen guerin
01 août 2007
l'instant
Bon, ça va mieux: j'ai promis de ne pas téléphoner, l'H. aussi, je n'ai tout de même pas pu m'empêcher de textoter"we will survive".....
La voisine braillarde est en train de hurler sur ses gosses qui lui hurlent dessus également, un jour de colère, j'avais crié "ta g...", je n'ose pas réitérer, ça avait fonctionné pourtant.
La Princesse a décidé de venir avec moi dans les Landes, surprise, je croyais que les ploucs et sa mère , elle en avait soupé, ben non, ça doit être ça la maturité.
Il fait moins chaud, le chat a réintégré sa corbeille sur le balcon, mon dieu (ou allah ou bouddha ou ce qu'on veut), que j'aimerais être un chat.
Allez, une petite douche, et aller choisir une pastèque pur apporter chez P. et C. ce soir.

