19 septembre 2007
les verts paradis
Ils sont jeunes, beaux, c'est un cliché, mais impossible d'y échapper, ils sont donc jeunes et beaux.
Ils sortent de l'immeuble d'en face, le garçon marche devant, grand, avec encore un reste d'enfance dans la silhouette, la fille mince, les cheveux comme une petite vague qui danse sur ses épaules.
Le garçon monte dans sa voiture, la fille reste à côté: il y a dans sa silhouette, dans la courbe de son corps quelque chose qui ressemble à "ne pars pas, je suis celle qui veut rester à tes côtés, je perds un morceau de moi quand tu t'en vas".
Le garçon met le contact Elle est collée à la voiture, elle se penche, la flamme d'un briquet. une dernière cigarette, quelques instants grapillés à l'éternité de la séparation.
Et puis, il ressort, le moteur continue à tourner. Il la prend dans ses bras, c'est presque violent. Agrippés l'un à l'autre comme deux naufragés. Leurs murmures comme une musique en sourdine dans la rue déserte.
Il est parti, le bruit du moteur qui s'estompe dans la nuit. Elle rentre dans l'immeuble, ses cheveux cachent son visage.
En face, une lumière s'allume, des rideaux se ferment.
Commentaires
C'est terrible, ces moments de la vie (sales jeunes !!!) où aller chercher le pain quand l'autre va acheter les légumes est une séparation insupportable.
Et il y a pire, c'est quand, quelques années auparavant, chacun rentrai chez ses parents.
L'horreur...
rentrait.
Bien sûr
Et au bout de longues années, on est très heureux lorsque l'autre a un RV...
Plan fixe
La vie est si belle,
sous tes ailes,
Gabiane poète.
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