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de près et de loin

26 septembre 2007

french doctor

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Ca ne lui avait pas suffi de trahir davantage en se ralliant à notre "bushinet" à nous, voilà qu'il parle de guerre. Le gentil "french doctor", avec ses jolis yeux, celui de qui on ne se méfiait pas (enfin pas moi) veut son Irak lui aussi. C'est vrai qu'aller bombarder les iraniens ça manquait au paysage.

Et puis de quel droit ces gens là auraient ils la fameuse arme nucléaire...?Nous, ça n'est pas pareil, notre bushinet va manger des merguez aec son gentil parrain, celui qui ferait presque regretter Sadam aux irakiens, mais nous sommes pour la paix, tout le monde sait ça!

La paix pour ma voisine, avec ses 700€ de retraite , à qui une très gentille assisatnte sociale (qui n'y est pourrien!) a expliqué qu'elle avait droit à une aide dans sa...vie! Qui va devoir calculer les années qui lui restent à vivre pour compléter sa demande!

Pour ma Princesse qui a repris les cours et qui doit manger avec environ 150€/mois.

Pour D., paraplégique à la suite d'un accident du travail, et qui a doit à 650€ mensuel et ...3 mois de kiné par an!

Pour cette femme qui s'est défenestrée, qui a vécu ses derniers moments dans la terreur sur le sol de "France, terre d'asile".

Ces gens marchent sur la tête, ne serait-ce pas à nous de leur monter le chemin, le notre......?

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24 septembre 2007

cette année là

En 1954, à Blida, en Algérie, les jeunes sont comme tous les jeunes de cette époque, la guerre est passée, maintenant, on s'amuse: Louis ne fait pas exception à la règle, il a fait le débarquement de Provence avec les spahis, goumiers marocains et algériens, il en a profité pour découvrir le jazz.Andrée, fille unique, une vraie jeune fille, couvée par des parents ultra-catho, n'avait apparemment rien pour séduire ce fêtard. Et pourtant.

Le dmanche,en hiver, les jeunes de Blida s'entassent dans des autocars poussifs et montent à Chrea; contreforts de l'Atlas, des cèdres,de la neige, et oui, et même un refuge où on déballe les couffins.

Louis fanfaronne sur des skis en bois qu'un soldat allemand avait abandonné sur une route de France, Andrée encadre des groupes d'enfants. Les regards, les "mademoiselle, je vous apprends, c'est facile", Blida est une petite ville, la rumeur se répand à la vitesse de l'anisette qui coule dans les verres le soir, à l'heure de la partie de boules.

Louis n'en est pas à sa première conquête, ses parents font la tête: la dernière en date, fille de boulanger, aviat des avantages financiers que Andrée, fille de tirailleur n'a pas dans sa poche. Louis est "testard", cette grande jeune fille timide, il la veut. Andrée n'a pas résisté longtemps à la gouaille du séducteur, ni à sa moustache à la Clark Gable. Un soir, les deux pères découvrent qu'ils se connaissent, qu'ils ont fait l'apéro ensemble sous les platanes de la place, l'affaire est bouclée.

Le 6 décembre 1954, c'est le mariage. Le 24 septembre 1955, ils deviennent mes parents.

Après, après ......mais où sont les neiges d'antan....?   

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                                                                               Chrea

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21 septembre 2007

encore un peu

  Ce matin, j'ai le cafard.

Parce qu'il fait toujours aussi chaud, même pas un vrai automne à se mettre sous la dent.

Parce que j'ai rêvé de l'H. cette nuit.Pace que c'est mon anniversaire dans quelques jours et que je suis fauchée comme un champ de maïs transgénique.

Parce que j'ai un million de choses à faire et que ....j'ai po envie.....

Alors, je regarde les images de l'été, cette période qu'on aborde avec un sentiment d'éternité et qui a tout de même une fin. Je revois le soir où avec la frangine, N. et ses loustics, nous nous sommes glissées dans les salons du Splendid, ce luxueux hotel dacquois .

Juste au moment où un groupe de femmes, de jolies espagnoles, entrait dans la salle à manger (là, on n'a pas pu suivre, le barrage était trop conséquent), en chantant et en jouant de la guitare. Nous laissant là, dans un éblouissement, de couleurs ,de voix qui partent du coeur, et d'accords bien posés.

Et ça va mieux.

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19 septembre 2007

les verts paradis

Ils sont jeunes, beaux, c'est un cliché, mais impossible d'y échapper, ils sont donc jeunes et beaux.

Ils sortent de l'immeuble d'en face, le garçon marche devant, grand, avec encore un reste d'enfance dans la silhouette, la fille mince, les cheveux comme une petite vague qui danse sur ses épaules.

Le garçon monte dans sa voiture, la fille reste à côté: il y a dans sa silhouette, dans la courbe de son corps quelque chose qui ressemble à "ne pars pas, je suis celle qui veut rester à tes côtés, je perds un morceau de moi quand tu t'en vas".

Le garçon met le contact Elle est collée à la voiture, elle se penche, la flamme d'un briquet. une dernière cigarette, quelques instants grapillés à l'éternité de la séparation.

Et puis, il ressort, le moteur continue à tourner. Il la prend dans ses bras, c'est presque violent. Agrippés l'un à l'autre comme deux naufragés. Leurs murmures comme une musique en sourdine dans la rue déserte.

Il est parti, le bruit du moteur qui s'estompe dans la nuit. Elle rentre dans l'immeuble, ses cheveux cachent son visage.

En face, une lumière s'allume, des rideaux se ferment.

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14 septembre 2007

guerre et paix

Sortie d'une réunion publique, une de celles où il ya ceux qui ne veulent pas attendre leur tour pour prendre la parole et qui coupent la chique à tout le monde, celui qui se lance dans une analyse économique de haut niveau un peu soporifique, ceux, ou celles, comme votre humble servante (c'est une expression, on est d'accord, hein?), qui s'énervent "mais tu dis le peuple, mais c'est qui, le peuple, c'est toi, c'est moi, on n'est pas une élite!", heureusement il y a ce cher F. qui calme le jeu, met tout le monde d'accord et arrive même à nous donner du boulot. Après, on s'est retrouvés autour d'une table, toujours les mêmes, deux ou trois "nouveaux" (bon signe), apéro, sandwiches, pizzas: j'essaie de m'assoir, impossible, il semble qu'il n'y ait que moi qui sache où est le panneau, qui ait un briquet, et qui connaisse le nombre de signatures sur la pétition, en gros, il commencent à me faire c...!!

M. est fatigué (dialyse 3 fois par semaine, on lui a coupé ses indemnités, youpie!), je vais chercher la voiture. de retour devant la salle, ça continue, mais un degré au dessus, c'est à dire:

R.: tu gênes, là, faut que tu te recules.

E.: attends, je mets mon sac dans le coffre.

F.:mais je te parle, là, tu vas où?

J.: on y va?

Le tout simultanément, alors , ben je craque. Je sors de ma voiture: "merde, mais lachez moi 5 mns, je suis fatiguée.Je vais garer la voiture, et vous m'oubliez un peu, d'accord..!?" Je me remets au volant, j'essaie d'être le plus "impérial" possible, je lève la tête. L'H. Qui n' a rien dit, presque je l'aurais oublié. Qui me regarde en souriant, les yeux brillants et tout. Bonne mère, ce sourire. Ne pas craquer, je rappelle qu'on a rompu.

On rentre, bien sur, au moment de se dire au revoir, l'H. s'est fait distant, alors j'ai balancé un très désinvolte "ciao".

Amis du non-dit, bonsoir.....

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13 septembre 2007

encore un

Qui n'a pas plané, pleuré, voire plus, sur Miles Davis, Weather Report n'en sera peut-être affecté , mais il ya des soirs où j'ai envie de croire au paradis; le problème étant qu'on ne peut pas croire au paradis sans prendre le pack, juste pour expliquer que c'est une image.

N'empêche que j'ai envie de croire ce soir , que monsieur Joe Zawinul, quelque part, fait chanter son piano aux cotés de son ami Miles, et que si il y en a d'autres autour, ils ont bien de la chance.

                                joe

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12 septembre 2007

y a des jours....

Où j'ai la pêche!

  Pas sans raison, et surtout parce qu'hier soir, ma future directrice m'a téléphoné pour me proposer un mi-temps! Ce matin, je suis arrivée devant les assedic genre "starsky et hutch", j'ai foudroyé du regard le libidineux de service qui dévisageait mon décolleté, un quart d'heure près, j'étais dehors, et je me retenais pour ne pas inventer une chorégraphie. Tout va bien, je vais gagner encore plus, presque un salaire "normal", waouh!

Alors, depuis ce matin, j'ai des mini-turbines (non polluantes) sous les tongs:

commencé à trier , au grand soulagement des fils, la montagne de journaux, tracts, pétitions qui fait ressembler le salon à un local clandestin;

trouvé à 15€ des ballerines qui me font le pied agile;

rédigé un texte sur les méfaits des crédits à taux variables (merci l'U.E.!) dans l'immobilier;

acheté 2 grandes assiettes oranges et des bougies roses.

Et à part ça? Ben , la princesse pense avoir réussi son épeuve de stats, ouf.

Et il refait chaud, très chaud.Même le chat rêve de piscine.

                                               chaleur c'est flou, non?

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10 septembre 2007

je vais encore me faire des amis...

mais:

à propos de la suppression des régimes spéciaux de retraites annoncée par notre vénéré premier ministre, voici la position d'un dirigeant syndical, de la CGT sil vous plait, pas n'importe lequel, celui qui a offert sur un plateau un syndicat ouvrier, un syndicat qui s'est battu pour les travailleurs, à la toute puissante union européenne:

"On est au bord de la catastrophe, estime Jean-Christophe Le Duigou, le responsable du dossier des retraites à la CGT. Le gouvernement n'ouvre une négociation que quand il sait quand elle doit finir et sur quoi elle doit conclure." La CGT veut bien discuter de ces régimes, mais "entreprise par entreprise, branche par branche", et M. Le Duigou explique au Monde que si son syndicat "n'était pas hostile à l'idée de justice, il ne voyait pas pourquoi l'alignement devrait se faire par le bas".

Donc, monsieur le Duigou, on ne revendique plus, on "négocie"? Les cheminots , par exemple, peuvent aller se brosser, ils bosseront jusqu'à n'en plus pouvoir ,aucune importance du moment que le grand capital n'est pas trop faché..? Appeler à la grève générale, c'est rétrograde, il faut continuer à produire, n'est-ce pas...?

Cher monsieur, vos amis et vous verront un jour ce système s'écrouler , parce que quand on appuie trop sur la base, ça finit par lacher, on ne vous a pas appris ça en formation syndicale..?

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09 septembre 2007

  Audignon, un tout petit village dans la campagne landaise: c'est la fête , mais la course formelle est commencée, le village est désert, tout le monde est sur les gradins.

  Les enfants de N. ont faim et soif, direction buvette où quelques anciens refont le monde.

  L'église, un petit bijou roman est ouverte ,chose rare dans les campagnes, elles sont souvent fermées par crainte des vols (à une époque, cetans antiquaires pas trop regardants ont du avoir des trésors entre les mains).

Les héritages familiaux ne sont pas tout négatifs, de mes parents, je garde la manie d'aller fouiner autour de toutes les "vieilles pierres"; je me glisse dans l'église donc où des touristes très BCBG (mocassins, shorts bleus marine, jupes fleuries) imposent le silence à leur très amidonnée marmaille.

Derrière l'autel, la surprise du chef, ça date de la guerre de 100 ans, le commentaire d'explication est rédigé par le curé du village. Qui explique que c'est un soldat anglais qui a peint cette petite merveille qui a traversé les siècles, et que donc, il le remercie!

Je reste un moment , j'oublie la famille du brancard de la carriole ,je pense à ce gars qui préférait peindre que faire la guerre.

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07 septembre 2007

les petits

      

                 pionners

  C'était un temps où ils ne posaient pas sur des calendriers, où les salles de gym étaient les granges où il fallait transporter des bottes de paille, où ils n'avaient pas de marques de machins de luxe imprimés sur leurs maillots, c'était un temps où aller au match était un évènement populaire, et pas une ruine pour le budget.

  Ce soir, je regarderai le match avec le Fiston, c'est promis: et je penserai aux hommes de ma terre de là-bas, je penserai à une notion qui n'existe plus , qui n'a jamais existé au stade de france, et qui existe encore dans cette campagne chère à mon coeur, la fraternité.

Et j'écouterai le VinoGriego et peut-être, je pleurerai un peu.

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