maintenant

de près et de loin

30 janvier 2008

là-bas

La journée qui s'achève, fini de courir pour quelques heures .Je relis la lettre du petit cousin, celle qui vient de "là-bas"; de ce pays qui descend en douceur vers les Pyrénnées, bordé par les dunes et les vagues de l'océan. Sur les cartes postales, on ne le connait que planté de pins, peuplé de bergers sur échasses Des échasses, il y en a encore dans les fêtes, mais les moutons ne s'y élèvent plus guère que dans les "écomusées", des pins, oui, il y en a mais pas partout, en tout cas pas dans la Chalosse, chez nous, chez moi.

La Chalosse, les contreforts des montagnes, des collines, des routes étroites où on se perd, des fermes avec des dames en blouses fleuries, des canards qui se dandinent, des petits restos où on mange mieux qu'Henri IV en son temps, loin, très loin des lieux branchouillés et du bonheur sur mesure comme-à-la-télé. Je ferme les yeux, c'est une route où j'aime à passer quand je reviens du village voisin (celui où le boulanger fait du pain qui mérite son nom), un faux raccourci, je m'arrête en haut de la côte, assise dans l'herbe, je respire, le bruit de l'air dans les branches, un moteur de tracteur au loin, il ne manque rien.

Ce soir, je suis en manque de ce pays.

                                  amou

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29 janvier 2008

immondices

         bidon    http://http://www.marianne2.fr/Obseques-de-Lambert-Lalanne-a-remplace-Jospin-_a83198.html

Mais comment peut-on à ce point mentir, comment peut-on avoir tant de haine, pour déformer la réalité à ce point???

J'achetais cette revue de temps en temps, à partir de ce jour, je garderai mes rares euros pour autre chose!

P.S. (c'est à dire post-sciptum, pas parti socialiste......)j'y étais, je peux témoigner!

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23 janvier 2008

parfum

mimosa

S' il y a de bons et de mauvais moments dans mes années, un des meilleurs est assurément celui où j'installe le premier bouquet de mimosa dans un vase . Plusieurs semaines déjà que les jardins commencent à s'ensoleiller. Plusieurs jours que je guette le "sauvage", moins touffu, pas toujours facile d'accès, la première fleur de l'année, ma préférée.

Tout à l'heure, j'ai garé la voiture  le long du petit champ pas encore transformé en "résidence" bétonnée et couteuse, j'ai sauté le fossé, grimpé le sentier: les petites boules jaunes à peine ouvertes, mais déjà le parfum qui chamboule les narines et le coeur.

De quoi oublier un moment le harcèlement de l'ANPE qui trouve que mon "complément" à 1000 euros, c'est encore trop pour moi,que j'ai un courrier à rédiger, et que le premier mot ne me vient pas, que dimanche, mon Fiston à moi aura 17 ans, et que je ne serai pas auprès de lui pour cause de lutte des classes (ceci dit, ça l'air de l'arranger!), que le monde, de Gaza au Kenya, en passant par les cités HLM de chez nous, va décidément très mal.

Et l'amour dans tout ça? Ben en ce moment, je n'ai pas le temps!

 

 

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22 janvier 2008

instant

                                           22_janvier

  Je sors de son cabinet, de cette grande maison, dont je connais l'escalier par coeur , ce lieu qui m'est devenu si familier que j'y rentre maintenant comme s'il m'appartenait.

Je suis allégée,cette vieille angoisse qui guette a disparu, à peine le temps de m'en étonner , j'ai oublié. Zappé. Liquidation totale,tout doit disparaitre.

La rue est calme, cette absence de tumulte qui existe encore dans les petites villes. Les talons d'une femme sur le trottoir, des rires qui sortent du petit bar ,une voix d'enfant qui 'échappe par une fenêtre.

Je lève les yeux, le ciel est italien ,  je remonte mon écharpe pour sourire tranquille.

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19 janvier 2008

ouf

Il faut être fou, ou folle pour se battre comme ça: pour passer la matinée à aller au devant des braves gens du samedi matin sur le marché, expliquer, re-expliquer, recommencer, tourner le dos aux agressifs de service, sourire aux autres, toujours et encore affirmer que oui, c'est possible. Oui, il y a une autre voie. A la fin de la matinée les résultats sont au rendez-vous, mais pas le temps de souffler. E. a préparé le repas, l'apéro, tout ce qui va avec, mais un repas de militants, ce n'est pas carrément le farniente.

Après, il faut courir préparer la salle (municipale, pas les moyens d'avoir un local, ça va de soi). A peine le temps d'installer les chaises, sortir les dossiers, "ils" arrivent . C'est reparti. il ya ceux qui règlent leurs comptes à mots voilés, ceux qui ne comprennent pas pourquoi on a décidé quelque chose il ya 6 mois, à qui on a déjà répondu une bonne dizaine de fois. Je prends la parole, je m'entends, je me demande en même temps comment moi, la sceptique, la grande championne de la culpabilité,   je peux déclarer avec autant de fougue que nous allons y arriver. Mais ça fonctionne, même un "vieux" militant me félicite.

Mais devinez qui s'appuie le nettoyage du verre de l'amitié et le rangement de la salle à la fin. L'h., F., la très gentille C. et ....moi. Je ne propose même pas à l'h. d'aller passer un moment quelque part, ni une petite balade  dans la douceur de ce soir de janvier . Une bise, bonne soirée, à demain, oui, je t'appelle, vite à la maison.

Où m'attend une surprise des fils, un petit bouquet de roses, un bouquet de fin de marché, quand les fleurs ont un peu perdu leur parfum, sont moins chères. Le plus joli bouquet du monde!

Mais pourquoi cette  **** de ***** de photo ne veut pas s'afficher??????

                                          

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16 janvier 2008

respect

Pierre Boussel, mieux connu sous son pseudonyme de Pierre Lambert ou tout simplement Lambert, né le 9 juin 1920 à Paris et mort le 16 janvier 2008, est l'un des principaux leaders du mouvement trotskyste depuis 1953, année de la scission de la IVe Internationale fondée 15 ans plus tôt sous l'égide de Léon Trotsky. Il fut contrôleur des allocations familiales jusqu'à sa retraite, en 1980.

Pierre Boussel est né dans une famille d'émigrants juifs russes. Son père Isser Boussel était tailleur et sa mère Sorka Grinberg mère au foyer. Il rejoint l'Entente des jeunes socialistes de la Seine, à l'âge de quatorze ans. Le mouvement est pénétré par les militants trotskistes qui amènent Pierre Boussel à rejoindre le trotskisme.

Le 15 février 1940, Pierre Boussel est arrêté avec seize militants se réclamant de la quatrième internationale. L'inculpation mentionne le chef d'accusation suivant : « infraction au décret du 1er septembre 1939 sur la publication de textes de nature à nuire au moral de l'armée et de la population ». Le rapport de police se termine ainsi « (...) se réclame ouvertement du marxisme-léninisme intégral, du défaitisme révolutionnaire et de l'antimilitarisme ».

En 1940-1941, il est dans le même mouvement qu'Henri Molinier. Celui ci prône et pratique l'entrisme au Rassemblement national populaire de Marcel Déat (prenant même la parole lors d'un congrés du RNP) jusqu'en 1941, année durant laquelle il renonce à son orientation et rejoint la résistance au sein de laquelle il meurt en aout 1944, tué dans les combats pour la libération. Pierre Boussel-Lambert dénonce à plusieurs reprises l'orientation « testu » (pseudonyme de Molinier) dans les bulletins intérieurs CCI, organisation à laquelle appartiennent les deux hommes, et ne pratique à aucun moment l'entrisme dans des organisations fascistes comme le RNP.

Sous l'Occupation, Pierre Lambert est exclu avec sa compagne. Il rejoint alors en décembre 1943, un autre groupe trotskiste : le Parti ouvrier internationaliste (POI) qui développe l'idée du défaitisme révolutionnaire. Ils s'opposent notamment aux mots d'ordre du Parti Communiste lors des combats de la libération, « À chacun son boche », et y oppose l'orientation de la fraternisation des travailleurs français avec les soldats allemands et alliés : « Derrière chaque soldat nazi se cache un travailleur allemand ! ».

Du fait de son comportement durant la guerre, Lambert est exclu de la CGT comme « hitléro-trotskyste » et rejoint alors Force ouvrière où il occupera des responsabilités à la Sécurité Sociale.

Après la guerre, la majorité du PCI dirigée par Marcel Bleibtreu, Michel Lequenne et Pierre Lambert refuse en 1953 les thèses du secrétaire de la IVe internationale, Michel Pablo et le PCI se scinde en deux. Pierre Lambert deviendra le principal dirigeant du groupe majoritaire qui, après de nombreux départs (dont Marcel Bleibtreu et Michel Lequenne) se reconstruira pour devenir en 1965 l'OCI (Organisation communiste internationaliste), qui deviendra le PCI (Parti communiste internationaliste) en 1982, et enfin le CCI - Courant communiste internationaliste du Parti des travailleurs en 1992.

La IVe Internationale se scinde alors en deux courants : d'un côté les « pablistes » (représenté aujourd'hui en France par la LCR) et de l'autre les « lambertistes » (représenté en France par le courant communiste internationaliste du PT). Lambert et ses camarades décident à la suite de la scission de 1953 de reconstruire la IVe Internationale autour du Programme de Transition rédigé par Trotsky (renié par la LCR selon eux), ce à quoi ils disent être parvenus avec la conférence de reproclamation de la IVe Internationale en 1993.

Candidat à l'élection présidentielle de 1988, Boussel obtient 0,38 % des suffrages. Son Courant communiste internationaliste, trotskiste, est aujourd'hui la principale composante du Parti des travailleurs

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15 janvier 2008

mince alors

    

                        

                 Ce blog a reçu 6000 visites et je ne l'avais pas vu!!

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14 janvier 2008

cours, camarade

Que ceux qui imaginent la vie de militant(e) comme une longue suite de réunions barbantes, peuplées de barbus et de femmes déguisées en bonnes soeurs marxistes, révisent leur copie;idem pour ceux qui pensent qu'une campagne électorale se résume à quelques promesses alléchantes et des poignées de main sur les marchés. Depuis 2 semaines, j'ai l'impression d'avoir avalé un turbo, non, pas le poisson, le moteur. D'abord, il y a la liste à remplir, et comme nous n'avons ni le budget,ni les pratiques de certains partis que je me garderai de nommer, il faut parler, beaucoup, jusqu'à l'épuisement des fois. Et pourtant, il en faut pour que j'en aie marre de parler, mes proches peuvent confirmer. Il ya les inévitables plantages, les tracts oubliés, le no de téléphone perdu, j'en passe. Il ya les ennemis, ceux qui se gaussent de notre futur résultat dérisoire, mais qui font tout pour nous barrer la route, et quand je dis tout, je pèse mes mots. Là encore, pas de noms, juste dire que l'attaque ne vient pas toujours où on l'attendait. La traitrise est fashion en 2008. Il y a les porte-à-porte, les dites portes se refermant des fois assez brutalement , rarement c'est vrai, mais ça énerve, moi en tout cas. Les marchés, le mistral qui vire la table, le temps qui n'est décidément pas fait pour la lutte des classes en cette saison.Le tout dans une si jolie ville où on planque un des plus forts pourcentages de chomeurs de France derrière les palmiers, les auberges provençales pas typiques du tout, des résidences neuves , d'architecture gréco-quelque chose immonde, qui poussent plus vite que le romarin, destinées à accueillir les nantis d'Europe du Nord, où les jeunes de mon quartier n'osent pas dire leur adresse quand ils cherchent du boulot.

De temps en temps, ne pas oublier de reprendre son souffle: c'est Fils Ainé qui a fait quelques apparitions ce week-end, avec le SOURIRE!!! Yes. Ma nouvelle coupe de cheveux que je ne trouvais franchement pas terrible , mais grace à laquelle je vais pouvoir me faire des chignons. Re-yes. La princesse qui m'a offert un sarouel juste comme j'aime. Les moments plus fréquents qu'avant, où, seule dans l'apparrt, je me repais des contes d'Hofmann et du concerto pour clarinette De Wolfgang-Amadeus M. C'était aussi samedi soir,du tajine, de la boukha un peu trop, mais je ne conduisais pas , des cigarettes fumées en plein vent, le sourire, ah ce sourire, les regards de l'h., je fonds, j'en redemande. J'aurais du vivre au temps de Marivaux, je crois. Dimanche, le ciel se reposait, ça tombait bien, moi aussi. Du haut de la collinne, en regardant les iles , j'ai pensé que la vie peut être un plaisir, quand même.

                                         tajine_legumes

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11 janvier 2008

je rêve ?

extrait de Boursorama , à propos du décret sur le controle du train de vie des allocataires RMI:

Le décret, dont le journal dit avoir obtenu une copie, instaure une liste "très précise" pour l'évaluation du train de vie: "un quart de valeur locative annuelle de logement détenu ou occupé par l'allocataire, 80% du montant des dépenses de travaux, charges et frais d'entretien des immeubles, 80% des dépenses en personnels et services domestiques, 6,25% de la valeur vénale d'une voiture si elle dépasse 10.000 euros, 0,75% de la valeur des objets d'art, bijoux et métaux précieux, 80% des dépenses de voyages ou de clubs de sport".

L'évaluation pourra être demandée par l'organisme payeur (principalement les Caisses d'allocations familiales), "après croisement de fichiers entre services sociaux, par exemple", explique le quotidien. Néanmoins, "la suppression des prestations ne sera pas automatique, le directeur de la CAF conservant une marge de manoeuvre en cas de 'circonstances exceptionnelles' liées à la situation économique et sociale du foyer

                                           1984_2

                                                         On y est !!!!!!!!!!!!

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09 janvier 2008

récré

Le Soleil du Mec Sarko
Vidéo envoyée par chezwat

Les temps sont durs.Très durs. Soit. Mais, comme dit ma voisine, faut bien rigoler, ça, c'et gratuit! Alors, grande fan de feu Luis (je chante bien mieux que le monsieur de la vidéo), ce petit tube pour les soirées d'hiver.....

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