maintenant

de près et de loin

29 avril 2008

mardi

Si je n'y prends pas garde, ce blog pourrait devenir galère's place. Donc je vais faire attention: mais je vais avoir du mal, les circonstances peuvent être un brin exténuantes.

D'abord, il y a eu hier soir, quand j'ai découvert que les euros de fin de mois, les derniers donc, s'étaient envolés de mon portefeuille: au boulot, forcément, j'en revenais. Et la main malveillante doit appartenir à un un individu de 11 ans maximum.....Pas dormi ou très peu de la nuit, l'argent bien sûr, mais surtout la "chose". Un ou une enfant avec qui je lis "Jack et le haricot magique", avec qui je passe de longues minutes à résoudre des divisions à 3 chiffres qui m'a piqué mon fric, merde!J'ai des soupçons bien sûr, mais les soupçons c'est dangereux. La directrice au bout du fil ce matin, qui soupire, qui ne m'engueule même pas parce que je n'ai pas caché mon sac, qui me raconte: 3ème vol en un mois, la semaine dernière, une collègue s'est fait faucher son portable, il ya 15 jours, la caisse de l'assoc a été vidée. Alors elle va convoquer tous les gamins, voir les familles, elle me conseille de porter plainte, je refuse.

A midi, je décide d'aller respire le parfum de la grande bleue; je me gare près de "ma" plage, celle où il n'y a jamais beaucoup de monde, même en été. Le coin est en travaux, je descends de la voiture, le pied dans un trou.... patatras!Je me relève avec les genoux massacrès, mes jolies petites ballerines mauves écorchées, en maudissant la terre entière.

Je marche quand mêm jusqu'au bout de la jetée, je me pose,et.....ça va! Le même miracle, celui qui se répète à chaque fois. Il y a une petite brise d'ouest, elle est là qui clapote sous mes pieds

clapotis,

quand je tourne la tête, je la vois qui s'alanguit sur les rivages de l'autre côté de la rade, je ferme un instant les yeux, ça, personne ne peut me le voler.

                                                         

  ouest

Posté par maintenant à 13:35 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Eh oui, les choses changent et la dureté des temps pour les moins lotis augmente...
Ce n'est pas une excuse mais au moins une raison.
Je me rappelle, quand j'ai commencé dans la boîte, quand un billet de 100 balles était sur ton bureau quand tu partais déjeûner, en revenant tu le trouvais avec un cendrier posé dessus,"pour qu'il ne s'envole pas ".
Quand j'ai quitté la boîte, même dans un tiroir fermé à clef, tu pouvais être sûr que ton pognon avait disparu...

Posté par le-gout-des-autr, 29 avril 2008 à 14:31

C'est assez drôle, en tant d'années de chantiers et de déplacements, ça ne m'est jamais arrivé.
Mais bon,certains mômes l'apprennent dans les quartiers avec les lus âgés.

Posté par patriarch, 29 avril 2008 à 15:01

Tu vois, toi, tu n'as que du coeur mais tu as le mode d'emploi..

Posté par heure-bleue, 29 avril 2008 à 16:02

sale mome! ça me rappelle un jour ou ma mére etait à l'hosto, j'avais regagné le domicile familial pour m'occuper des derniers frangins, que je vois un jour débarquer le bec caramelisé, la poche rebondie, le petit filou avait trouvé la cachette des courses et avait piqué le dernier billet de 100francs! coup de bol, pas tout dépensé...les mois qui ont suivi, aprés un sermon un peu salé, je leur ai filé de l'argent de poche et ai mieux planqué les billets
voir les autres avec des bonbons leur faisaient trop envie....
mais je crois que j'aurais envie de donner une bonne fessée, dans ton cas, oui...juste l'envie...

Posté par tarmine, 29 avril 2008 à 23:22

Et oui, il y a des moments où... cela fait du bien de pouvoir respirer seul dans un coin de nature :)

Posté par lechantdupain, 29 avril 2008 à 23:39

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