maintenant

de près et de loin

12 mai 2008

après

almanarre_sunset Un bon mois qu'on la préparait, cette journée, un mois pour avoir les autorisations, inviter tout le monde ah mince, j'ai oublié d'en parler à D, faire et défaire des listes de courses, récupérer des tables un peu partout, supplier en cachette les dieux de la météo. Et puis, voilà, c'était hier, le repas fraternel, militant, au beau milieu de la cité.

Des tracts, des pétitions, des journaux, en veux-tu, en voilà, mais aussi les copines qui débarquent avec des montagnes de salades de toutes sortes, l'apéro qui se prolonge, les enfants qui courent partout, les gateaux de E.

Et puis, le soir est arrivé, nous sommes 6 à ne pas avoir envie de nous quitter, ça tombe bien, il reste du vin, du fromage, même un gateau: nous avons pris les voitures, dans la mienne, l'ex de l'H., gentille, marrante, un nouveau lien dans ma vie. Sur la plage de l'Almanarre, le soleil se couche, l'H. lui tourne le dos, il nous regarde, vous rayonnez, c'est vous mes soleils .....

Ce matin, la même vie, mais avec un petit goût de légèreté.

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09 mai 2008

non, vraiment....

....... ç_a_ne_peut_plus_durer_ !

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07 mai 2008

du capitalisme, des hommes, des femmes et même des moulins

                                                         moulin

C'est le gaz qui augmente, 2 ème augmentation annoncée en été, nous allons tous nous laver à l'eau froide, c'est une "société de services" qui me propose 2 heures de boulot par semaine à 15 bornes d'ici (je refuse, merde), c'est la sécu qui me refuse la prise en charge à 100% pour le kiné, c'est les jeunes dans la rue avec, en face d'eux, une police aux ordres de ,qui multiplie les gardes à vue. Les "émeutes de la faim" là-bas, ici, oui chez nous, des directions syndicales qui accompagnent la destruction , l'annonce de la fermeture de centaines d'hopitaux, allons-nous vivre et mourir dans la rue?

Alors, forcément, des fois je suis de très mauvaise humeur. Comme l'autre matin où je marchais avec l'H., N., dans les bras le panneau, la table, des sacs de tracts. L'H. était, lui, de bonne humeur, il marchait derrière moi avec N.. Je l'entends dire elle n'arrête pas, cette femme (oui c'est de moi qu'il s'agit) c'est un vrai moulin à paroles. J'hésite entre raler un peu plus fort, ou me retrancher dans une forteresse de dignité offensée. C'est la très agréable voix de N. qui tranche: c'est beau, un moulin, moi ça me fait rêver..... Il y a une pause, l'H. dit "ah bon". Moi je souris.

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04 mai 2008

le premier

Chasse_papillons_800 Les beaux jours arrivent tôt dans nos contrées. Et le premier papillon de l'année est toujours un signe.

Celui de 2008 était ce matin ......sous la patte du chat qui en ronronnait d'aise, le cruel!

Et je jure que j'ai vu dans ses yeux des menaces de tortures plus raffinées les unes que les autres pour les chauve-souris qui viendront virevolter à portée de griffe dans peu de temps....

Après, il a réclamé ses croquettes, la chasse est un sport épuisant.

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01 mai 2008

il est revenu le temps du.....

1er_mai  Levée à ....5 heures, pour aller vendre le muguet, attention pas celui des supermarchés, le muguet ouvrier! Celui dont l'H. a fait l'avance, que nous avons passé une journée chez D. à envelopper, enrubanner, que nous avons proposé déjà hier et avant-hier dans les escaliers de la cité. A 6 heures donc ce matin, au début d'une journée qui s'annonçait magnifique, j'étais sur le bord de la route du bas avec N., thermos de café, petits gateaux, les bouquets alignés devant nous sur la table. A même pas midi, la table était vide, juste le temps de planquer un brin pour moi et un pour la maman de N.

A 14 heures, l'H. est sur mon canapé; un soupçon de culpabilité de ne pas s'être levé si tôt, je suis de bonne humeur, ça ne dure pas. Il reste un pot, mis de côté pour une personne qui n'est pas venue. L'H. sort son porte feuille, rajoute les euros dans la boite (celle qui va éponger une partie des frais de campagne), et d'un air détaché..."celui-ci est pour toi...."

Cette petite fleur porterait-elle vraiment bonheur?!

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