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de près et de loin

31 août 2008

encoreuh un pique niqueuh peuchère

Verne2 Sous ces arbres, à La Seyne (record de consommation d'antidépresseurs depuis la fermeture des chantiers navals, youpie), avec des camarades bien en forme, encore la blogueuse bretonne et son homme, tout aussi en forme . De l'apéro, des salades, des nems; il y aurait même eu des accras et des samossas si Y. n'avait pas fermé sa voiture avec la clef à l'intérieur...A l'heure qu'il est, elle doit être en train d'enterrer les dits samossas qui ont agonisé toute la journée dans d'atroces souffrances, une vraie tragédie antique.

Hier matin, sur le marché où nous faisions signer la pétition "pour le retrait des troupes d'Afghanistan ", une dame bien propre sur elle:ils ne vont quand même pas se plaindre, avec les primes qu'ils ont.... Moi, un peu sciée: mais ils ne se plaignent pas, ils meurent, eux et plein d'autres autour d'eux! La dame: et bien ils n'avaient qu'à faire attention!!!

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27 août 2008

la rencontre

cocktail_9Elle s'est faite lundi, autour d'un verre, sous les platanes. Au téléphone, nous nous étions décrites moi je serai en noir, et moi en pantalon "orange", en fait j'avais mal entendu le pantalon est rouge à rayures, mais c'est bien elle.....Yes, la blogueuse bretonne, j'ai nommé la célèbre Tarmine (roulements de tambour) !!!Avec son monsieur à elle, qui, comme le monde est petit, est dans le même parti que moi....

Maintenant, nous en sommes au planning à établir, les grillades, le pique-nique, le jardin......Comme c'est agréable, les rencontres!

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23 août 2008

tout a une fin

Lundi l'H.revient. Alors, heureuse..??? Oui, mais....Mais, dans une semaine, R. repart....

Alors ce soir, je "les" invite: mes amis, mes rescapés à moi, ceux de toujours. P. va encore souler avec ses complexes , se trouve trop ronde, N. va se faufiler à la cuisine , je dois penser à planquer mes bouteilles. R. sera là, il ne m'en faut pas plus.

L'autre soir, en descendant de la voiture, la cousine de T.:encore un été qui finit.....

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19 août 2008

à qui profite le crime

Parce que cette histoire de Géorgie est d'évidence louche, que je ne me vois pas paraphraser le -très bon- article de mon journal à moi, qu'il y a, une fois de plus de pauvres couillons qui meurent sur l'autel du grand Kapital, j'ai trouvé ici quelques précisions fort utiles:

Azerbaïdjan : 2 morts dans une explosion à Bakou

Btcoil_pipeline Le conflit actuel entre la Géorgie et la Russie pourraient-ils s'étendre vers le pays voisin que constitue l'Azerbaïdjan ? Deux personnes ont été tuées et six autres ont été blessées à la suite d'une explosion qui s'est produite dimanche dans une mosquée à Bakou, a indiqué le parquet local.

Rappelons encore une fois le contexte : d'un côté les champs d'hydrocarbures de la Mer caspienne, de l'autre la Mer Noire. Entre les deux, trois pays : l'Azerbaidjan, la Géorgie, l'Arménie et le BTC .... le pipeline Bakou, Tbilissi, Ceyhan (Turquie) qui achemine une grande partie des ressources énergétiques de la planète ...

Une grenade a explosé à 15H50 GMT dans la mosquée Abou-Bekr, où se trouvaient 500 personnes venues pour faire la prière du soir, a déclaré à l'AFP un responsable du parquet, Rassim Goubanov.
Cinq de six personnes blessées ont été hospitalisées, a-t-il ajouté.

Pour rappel, l' Azerbaïdjan a suspendu ses exportations de pétrole via les ports géorgiens de Koulevi et Batoumi, a annoncé la semaine dernière le chef de la compagnie pétrolière publique azerbaïdjanaise, précisant que cette mesure avait due être prise "en raison des combats" en Ossétie du Sud.

Selon le responsable de la compagnie pétrolière, M. Abdoullaev, l'Azerbaïdjan va examiner une éventuelle exportation de pétrole via l'oléoduc qui relie Bakou, la capitale azerbaïdjanaise, au port russe de Novorossiïsk, tout en précisant toutefois que la capacité de cet oléoduc est assez faible.

P.S.: et pour donner un petit air de fête à cette fin de journée.....je viens de lire que les personnes sinistrées par la tornade du 3 août, enfin les plus pauvres, ceux qui n'ont pas les moyens de se payer une assurance vont recevoir une indemnité de ...... 150 euros!

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18 août 2008

le dimanche au bord de l'eau

A l'est, y a la pointe de Brégançon, son fort, son défilé de limousines noires (c'est une copine qui bosse comme une brute pour un domaine du voisinage qui nous l'a dit), à l'ouest le port d'Hyères et son tape à l'oeil et à l'oreille; au milieu y a nous. 17 personnes , ça va du petit de 5 ans aux quinquas. Peinards, pas de table, ni de chaises, mais des nattes et des tissus sous les palmiers et les pins parasols. La mer à 10 mètres, c'est une plage de galets, donc peu fréquentée. De temps en temps, en prime, on a la bande du Fiston qui vient nous aider à vider les glacières, ça tombe bien, ils ne touchent pas trop la tourte aux épinards -et à la brousse-.

Et puis quelqu'un dit qu'il est déjà 7 heures (du soir), on a eu le temps de faire une pétanque d'où R. est sorti triomphalement, de sympathiser, taper des mains et autres éclats avec la très grande famille gitane installée de l'autre côté, on se regarde tous un peu bêtes. Pas longtemps, les bouteilles d'apéro ré-apparaissent , il y a plein de restes à manger, même de la quiche aux fruits de mer et un melon canari.

La lumière se fait cinématographique, il ya eu du mistral, l'eau est fraiche ,mais la tentation est trop forte, j'y vais. La tête dans le rose, à peine bousculée par des vagues pour rire, la Méditerranée m'appartient. Presque. Au large, une sorte de palace flottant, blanc bien sûr, la couleur du luxe qui cheche un mouillage pour la nuit. Quand je ressors de l'eau en me massacrant les pieds sur les ***** de cailloux, R. m'attend, me ramène ne me tenant par le cou vers les autres. J'ai oublié les limousines, le bruit, les nantis flottants, on va rentrer à la nuit, ce sont les moustiques qui ont eu le dernier mot.

                                                   lumi_re

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16 août 2008

richesse(s)

patate J'ai piqué la recette à K.: tu prends des patates pas trop vieilles, pas trop grosses, moyennes quoi. Tu les nettoies bien (comme tu es une bonne cuisinière -ou un bon cuisinier-, tu as une petite brosse exprès pour ça sur le bord de l'évier). Tu les coupes en 2 en long .Sur la tranche de chaque, quelques entailles qui se croisent (oui, comme sur la galette des rois). Tu les disposes dans un plat en terre, sel poivre, une trainée d'huile d'olive, des herbes ou des épices, chacun sa culture. Tu mets de l'alu dessus,et hop four chaud.

Ca met une demi-heure à cuire. Moi, pendant ce temps-là, je m'assieds sur mon canapé, je contemple mes dernières poubelles-trouvailles: des paniers en chanvre très chics, un plateau en bois peint, un porte-revues, et j'ai l'impression d'être riche !!!

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13 août 2008

la pluie

singing_in_the_rain Une soirée dans le jardin de K. Son fils cueille les tomates pour la salade, les chiens font des cabrioles dans l'herbe. K. me montre sa recette de patates au four, le vin est frais, la musique en sourdine, la nuit qui arrive doucement. Et puis, il y a N. Qui était si belle il ya des années quand R. nous l'avait présentée: qui ne se maquille plus, qui ne danse plus, son corps est une pauvre chose prête à se casser: qui se faufile jusqu'au frigo pour se servir des verres en douce, qui renverse les cendriers, laisse trainer ses médocs un peu partout. Qui me raconte pour la ènième fois son plongeon accidentel dans les eaux pourries du port. R. s'énerve tu lui as déjà dit, mais merde, quand est-ce que tu vas comprendre qu'il faut que tu ralentisses l'alcool....N. ne comprend pas, du fond de son marasme éthylique, une lueur, cet homme est l'homme de sa vie, pourquoi l'engueule-t-il aussi fort.......

Malaise, j'allume une cigarette, je me lève, me rassieds, je propose qu'on respire tous un bon coup: N. se raccroche au vol elle a raison, on se calme, on va passer une bonne soirée.Dans le salon de la jolie maison de K., R. met de la musique sans rien dire, dans la cuisine K. râle sur les verres sales qui trainent. Le repas est un petit miracle de gourmandise, N. pique du nez dans son assiette.

Je ne m'attarde pas, plus de fumer-tue, je vais essayer de passer au tabac avant la fermeture. R. me raccompagne à la voiture, me tient le bras juste un peu trop longtemps en m'embrassant. Pour un peu, j'oublierais N., les bouteilles qu'elle vide en douce, sa vie qui fout le camp, pour un peu, je me lancerais, je dirais à R. que ça fait bien 20 ans qu'on se tourne autour, que la vie certes , mais il n'est jamais trop tard. Et puis je démarre , je m'éloigne une fois de plus, R. mon amour platonique, le seul homme à qui je pardonne tout  et encore plus que ça.

Je suis rentrée, j'essaie de redonner un aspect humain au canapé dévasté par le retour de plage du Fiston et ses copains, il ya ce petit bruit dehors. Je n'y crois pas tout de suite, mais l'odeur, ce parfum de terre mouillée, il pleut enfin. Je fume ma dernière clope sur le balcon, de temps en temps, je tends la main pour m'assurer que je ne rêve pas. Mais non, cette pluie d'été qui doit faire raler les campeurs, comme un cadeau, une surprise, je vais dormir en paix.

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10 août 2008

a bas la calotte!

                                                  caricature

Non, je ne boycotte pas les J.O. à la TV: il y a longtemps que je sais que ce n'est pas par cet objet que renaitra la démocratie. Refuser de regarder les escrimeurs s'escrimer ébranlerait le pouvoir...? Je rigole, là.

Mais je vais bientôt boycotter les infos: parce que les éloges du Dalaï schtroumph commencent à me gonfler grave. Depuis quand les chefs religieux sont-ils les garants de la paix et de la liberté..? Sans parler de la question du Tibet qui mériterait un peu plus de développement (pour une fois, je suis d'accord avec un soc,  Montebourg), le Dalai Lama, Benoit seize, les rabbins, les imams et autres Grands Manipulateurs peuvent rester dans leurs alcoves , en Chine comme ailleurs, il y a un peuple et c'est lui qui mérite le respect.

Ni dieu, ni maitre, mille sabords!

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07 août 2008

Loulou, les vacances, la limonade

Hier soir, Alpha Blondy sur la plage du Lavandou: je déteste Le Lavandou, ce vacanceland pour pigeons , cet alignement de terrasses faussement provençales, ce vacarme incessant: il a bien du exister un "vrai" village à une époque, il est maintenant planqué derrière plusieurs épaisses couches de boutiques trop chères, de déco tape à l'oeil. Mais Alpha Blondy....., F. n'a pas eu trop de mal à me convaincre. 40 000 personnes sur la plage, et pourtant, l'ambiance est bon enfant: les inévitables rastas bariolés et enfumés, mais aussi de jeunes couples avec des enfants sur les épaules, des retraités qui prennent le frais en ondulant , des ados échappés du camping et des regards parentaux, de jolies petites blondes aux accents des pays "du Nord", des "locaux"qui dansent un peu trop près des susdites, des comme nous qui retrouvent leur jeunesse.

Peut-être à cause du sable sous mes pieds, ou de la nuit presque fraiche, une de ces nuits comme on ne trouve que sous nos latitudes, ou parce que sur le chemin du retour Y. me parlait de sa famille, toujours est-il qu'en me couchant, tôt ce matin, c'est "lui" qui a envahi ma mémoire. Mon père.

Les vacances . En espagne , parce que c'était moins cher, mais sûrement aussi parce que c'était le Sud, que ça les rapprochait un peu du pays perdu, une façon de panser cette déchirure qu'ils refusaient de comprendre. Alors, à cette époque où la classe moyenne existait encore, où leurs salaires de petits fonctionnaires leur permettait de payer un mois de vacances ailleurs, mes parents louaient une "villa". En Catalogne , un peu à l'écart de la foule, mais pas trop loin de la mer. L'après-midi, forcément, c'était la plage. Avec des départs dignes des préparatifs des campagnes napoléoniennes: les 2 parasols, le fauteuil de la grand-mère, les pliants plus bas pour les parents, du linge de rechange en veux-tu en voilà (parce que  ça ne se fait pas de rentrer avec juste une serviette sur le maillot), un bon quintal de draps de bain, les revues de ma mère (modes et travaux, le top du top), des jeux de plage que personne n'utilisait jamais, et .... le goûter. C'est là qu'il entrait en scène, que dans la pénombre de la cuisine, il devenait, pendant un moment trop court, mon héros, celui de la limonade. Des citrons pressés, de l'eau fraiche, du sucre en poudre versé dans la bouteille à l'aide d'un cornet de papier, une poudre magique achetée avant le départ en vacances, les "lithinées du dr Gustin", un truc digestif sûrement ,qui rendait l'eau pétillante, la limonade était prête.

Dans le regard qu'il me jetait en bouchant la bouteille (une bouteille de récup, avec le bouchon en porcelaine, comme celles qui se vendent aujourd'hui à prix d'or dans les magasins branchés), le digne père de famille avait disparu. Des minutes hors du temps arrachées à la névrose familiale où il redevenait Loulou. Un petit jeune homme mince et brun qui passait l'été chez la tante Gaby, celle de Castiglione: qui se sauvait à l'heure de la sieste et s'entrainait à nager comme Johnny Weismuller, qui mangeait les sardines grillées avec les pêcheurs siciliens, qui faisait tourbillonner ses cousines dans les bals sous le regard vigilant de l'arrière-garde des tantes et grand-tantes. Loulou de Blida. Il ne savait pas encore que, quelques années après, une nuit d'août, il allait débarquer pas si loin du Lavandou , avec les spahis , pour virer la bête, l'immonde, que la France oublierait de les en remercier. Qu'encore plus tard, il monterait sur un bateau pour quitter pour toujours ce pays qu'il avait cru être le sien.

Ces après-midi-là, les pieds dans cette mer qu'il aimait plus que tout, comme il devait être heureux, notre père de nous voir nous disputer "sa" limonade. Celle des années envolées, les plus belles de sa vie peut-être.

Loulou, si tu m'entends, je te promets d'écumer les pharmacies pour dénicher des "lithinées" .Et tes petis-enfants boiront de la limonade qui ressemblera à celle de Castiglione.

                                      castiglione

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05 août 2008

c'est toujours et encore l'été

                                                               canicule_copie

Tu te lèves, tu mets le nez au balcon, c'est comme si tu te retrouvais dans un sèche-cheveux géant. Premier geste, le bouton du ventilo en puissance maxi. Le chat a tout compris, il passe ses journées sur le carrelage du couloir, là où l'ombre est la plus épaisse. Un souvenir de l'enfance qui remonte, quelques images de là-bas, de l'autre côté de la grande bleue, des siestes dans le couloir justement, une natte jetée par terre, un amour de la grenadine glacée qui m'est resté.

L'H. devait partir hier, engueulade du week end, sa voix là, je vais raccrocher, je reste à marmonner, la Princesse est de retour, elle s'esclaffe, ah ben c'est à nouveau la grande détente! j'ai rappelé hier soir (encore un souvenir, ma mère, les hommes ne font jamais le premier pas ). Il part demain, et c'est très bien , marre des replatrages, des mots qui s'évaporent, de toute façon R. revient ce soir, va m'appeler: quel meilleur remède qu'un homme avec qui les silences sont autant de souvenirs, ceux d'un amour qui aurait pu, impossible mais intemporel, les soirées où N. tombe dans un sommeil alcoolisé, moi à l'arrière du scooter, les bars où il me tend sa veste quand l'air rafraichit, non je n'ai pas honte .

Je ne partirai sûrement pas cette année, pas assez d'euros pour l'essence, les péages, les vacances quoi. Je vais continuer à aller me baigner à l'heure du JT du soir, je finirai la saison avec le même bronzage agricole. Et puis Y. a téléphoné, on va faire une grande bouffe, on boira du rosé, on dormira tous sur place, le premier levé ira chercher les croissants, on va faire comme si on vivait tous ensemble sans s'engueuler...Y. est amoureuse, elle met des sentiments et des bougies partout, ça marche, on l'aime tous.

Fils Ainé cherche un contrat de travail, il passe à la maison entre deux, sourire extatique et sillage parfumé, Fiston découvre les soirées interminables sur les pelouses des jardins publics avec des bipèdes de son âge, des gars mais aussi des filles, oh oui, surout des filles, Fiston a 17 ans, la Princesse repart dans quelques jours s'installer pour quelques semaines chez son amie très chère, le trio est devenu un duo, la faucheuse est passée par là les voilà presque des femmes, mais je rentre sans bruit dans la chambre, elle dort comme un bébé, saloperie de camarde, tu aurais pu leur foutre la paix.

Vivement septembre.

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