22 septembre 2008
parabole
Facile, certes. A Toulon, sur la place de la Liberté, il ya une statue de la Liberté, c'est logique: la dite statue tient dans sa main de pierre "les droits de l'homme". Samedi, sur la tête de la statue, il y avait un pigeon. La liberté, les droits de l'homme, un pigeon,.....facile, vraiment!

20 septembre 2008
20 septembre 2008
Nous partons au rassemblement contre la guerre. Comme d'habitude, mes yeux trainent sur le bord de la route. L'automne est printanier ce samedi. Ma première photo de la journée ne sera donc pas celle de la banderole toute neuve.
mon appareil et moi, c'est le début d'une histoire d'amour.
19 septembre 2008
chi va piano va sano
Trois réunions en 2 heures, une manif demain (retrait immédiat des troupes d'Afghanistan!), un congrès à préparer , et puis la vie qui passe, qui court, qui apporte son lot d'emmerdes à tout bout de champ, même plus le temps d'aller trainer sur les blogs. Alors, ce soir, j'ai fait mon break.
Un concert au Théatre Denis, un de mes lieux préférés à Hyères, un petit théâtre "à l'italienne", une scala en miniature, un petit bijou du 19ème siècle. Et un concert gratuit pour cause de journées du patrimoine. Gratuit, mais la culture n'est pas encore arrivée jusqu'aux gens de mon quartier. La salle est donc pleine de brushings en béton armé, de messieurs très sérieux, on dirait du Balzac.
Le programme est taillé pour moi, Brahms, Lizst, Chopin, ah Chopin.....Le pianiste dont j'ai bien sûr oublié le nom est excellent. Le grand piano sur la scène, les lumières qui s'éteignent, et cette magie qui me ramène des années en arrière, j'en oublie les journées qui n'ont que 24 heures, le coude de mon voisin de gauche, les chuchotements de ma voisine de droite.
Et je vais me coucher avec des rivières de notes dans les oreilles.

15 septembre 2008
nuages
Avec les euros que je n'ai pas, je me suis offert un appareil photo (l'autre ayant été victime d'une chute mortelle le 1er mai dernier): un kodak pas forcément nouvelle génération, mais le prix était alléchant, et puis j'en ai marre de ne regarder que les photos des autres.
Alors, bien sûr, il faut que je l'essaie. Mais j'ai mal au genou et pas envie de sortir. je viens de pousser un coup de gueule familial, pas non plus le moment de proposer une séance de poses.
Je lève la tête, je me dis il va pleuvoir, j'appuie et voilà:
14 septembre 2008
mes bien chers frères, mes bien chères soeurs
Puisque, pour exister en tant que citoyen(ne) dans cette p***** de Vème république, il va falloir virer bigot(e), je commence à m'instruire.
Or, donc:
"Que les femmes se taisent pendant les assemblées; il ne leur est pas permis d'y parler, elle doivent obtempérer comme le veut la loi. Si elles souhaitent une explication sur quelque point particulier, qu'elles interrogent leur mari chez elles, car il n'est pas convenable à une femme de parler dans une assemblée."
(1ère épître aux Corinthiens / 14:34-35)
12 septembre 2008
opium
Le dalaïschtroumph, le pape, mais qui a parlé d'opium du peuple..????

10 septembre 2008
la fin du voyage
Rien ne les destinait à se rencontrer: lui, prof brillant et bouillant, elle, petite bonne métisse, bagarreuse et rigolote. Il venait de voir s'éteindre la mère de ses enfants, elle sortait d'une relation destructrice avec un mari violent. Mais l'amour a ses raisons que la raison, etc, etc. Ensemble, ils ont construit cette maison de rêve dont j'ai déjà parlé ici, remonté les restanques pour y planter des oliviers. Il lui a offert l'amour des livres, elle lui a appris à s'émerveiller sur des petites choses, une fleur, une couleur, une bestiole qui passe. Pendant des décennies, ils ont milité corps et âme pour la laïcité, la république, les repas chez eux m'enchantaient.
Ils se sont disputés beaucoup, aimés énormément. Et puis, il y a quelques années, le crabe a attaqué P.On n'ébranle pas comme ça un grand monsieur, alors un deuxième crabe s'y est mis. Il y a quelques mois encore, lors d'un méchoui dans leur petit paradis, je m'émerveillais de voir P., ses 84 ans et ses 2 cancers m'embarquer dans son antre, une pièce sous la maison tapissée de bouquins , pour y chercher "les lettres de Louise Michel".
Mais la faucheuse rode. Il y a 2 semaines, P. a été hospitalisé: d'abord ici, puis dans un autre hopital, puis ramené ici il ya 2 jours. Cet après-midi, E. et moi y sommes allées. Une toute petite chose dans un lit, les yeux fermés, des tuyaux partout, sans force aucune. J'ai pris la main "libre", collé mon oreille à sa bouche, j'ai entendu les mots "tout arrêter...débrancher...". E. est sortie pleurer dans le couloir, je suis restée appuyée à la barrière du lit, j'ai fermé les yeux pour mieux entendre les mots , j'enrageais de ne pas tout comprendre. Une jolie infirmière est venue me virer, j'ai embrassé cette main qui a tourné tant de pages, tant écrit, fait naître un potager au milieu de cailloux, récolté les olives, la main d'un homme qu'on ne peut que respecter.
Ce soir, E. va appeler J. , moi, je vais prévenir les copains.
Saleté de faucheuse, laisse-le nous encore un peu, s'il te plait.
09 septembre 2008
une liste

- une tendinite (genou droit) et un médecin qui me conseille de ne pas marcher....
- un fils ainé qui continue à ramer, comme je voudrais le prendre sur mes genoux et lui dire que ça n'est pas grave, je suis là, mais il a passé l'âge
- une coupe de cheveux que je trouve un peu trop courte, je ne peux plus me cacher derrière mes mèches
- le blog de Tarmine qui reste inaccessible, damned
- le boulot avec les enfants qui reprend dans moins d'un mois, mon portefeuille se languit
- "comment fais-tu l'amour, cerise" trouvé aux puces dimanche (très mauvais pour la tendinite, les puces), un roman de monsieur Fallet dont je me régale sans honte aucune
- la pluie qui arrive, mais j'ai du mal à y croire
- N. qui m'envoie un message, c'est quand je veux, la question est de savoir si je veux
- un bouquet de roses qui se fane gentiment sur ma table basse
- une signature de pétition à organiser devant l'école du quartier
En fond sonore: "les pêcheurs de perles"...je crois entendre encore.....
02 septembre 2008
et moi et moi et moi
Ce matin, Fiston s'est "réveillé avant le réveil, c'est cool", parti au bahut détendu, sa belle sacoche en bandoulière: la sacoche a été achetée hier, affiche une marque de surf que les djeuns affectionnent, état planquée sous une pile de trucs hors de prix, soldée à 13€, de quoi redonner le sourire à la materfamilias.
La princesse ne dort plus depuis la mort de son amie en juillet, donc une fois, le Fiston envoyé à ses chères études, j'ai embarqué la susdite chez le toubib. Où nous apprenons qu'elle n'est plus assurée du tout, que le transfert de la caisse étudiante au régime général est en rade, que les courriers pour l'en informer sont arrivés .....chez le médecin : qui a la fibre sociale, qui a trouvé les mots et le traitement qu'il faut, a tout mis sur mon ALD (ça existe encore un peu, malgré les menaces).
Suite logique, direction la caisse de sécu: la petite dame qui nous reçoit parle doucement, compatit à nos embrouilles, explique. Et puis, jette un regard autour d'elle, baisse la voix :de toute façon, ce qu'ils veulent, c'est supprimer la sécu. J'ignore superbement les regards menaçants de la Princesse, réponds que, justement, je suis oraganisée politiquement, que ça fait partie de notre combat. La petite dame sussure "pourquoi vous ne venez pas distribuer vos tracts devant chez nous...?". Je note, repars avec le sourire.
L'inscription de la Princesse s'est "perdue", nous l'apprenons une demi heure plus tard à l'antenne assedic...La Princesse est décomposée, je prends les choses en main. Il faut téléphoner mais, ah ça tombe mal, le serveur téléphonique a un problème. A l'heure qu'il est, la Princesse est sur son lit, téléphone en main, et insulte avec des jurons choisis la musique d'attente qui ne lui a pourtant rien fait.
Fils Ainé cherche un boulot, essaie de ne pas déprimer, et moi de doser mes mots....
Et moi, dans tout ça....? Ben, ma tension n'est pas terrible, mon genou fait des siennes, étonnant, non?


