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de près et de loin

28 janvier 2009

le cèdre

Le cèdre et l'eucalyptus , ceux que nos parents avaient plantés il y a plus de 30 ans, ceux qui donnaient à la maison de là-bas, dans les Landes, un petit air de respectabilité campagnarde, qui abritaient les nuits d'été de jolies chouettes, sont tombés l'autre nuit.

Au moment où je paradais devant l'H. en micro-jupe (si, si, Tarmine, c'est bien moi qui écris!),juste avant que le dit H. ne succombe pour me laisser, comme le dit la chanson "au matin, tout étourdie par la longue nuit", pendant que F. faisait sauter les bouchons de champagne, que Fiston se préparait joyeusement à entrer dans le monde barbare des adultes-ça y est, depuis, lundi, je suis une vieille mère-,que le gouvernement préparait de pontifiantes et creuses phrases pour tenter de mépriser la colère des vassaux, le plus joli coin du monde n'était que craquements , désastres, désolation. Je ne pleure pas, je l'aimais pourtant ce cèdre. Plus de siestes en été à l'ombre de ses branches, plus le joli bruit de la brise de l'océan dans les aiguilles....Le petit cousin rit au téléphone "on va en replanter un dès l'automne prochain".

Je ne crois pas à l'immortalité, je ne verrai pas le triomphe du prochain.

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22 janvier 2009

la question du jour

Mais, pourquoi, oui pourquoi, dans les magazines de la salle d'attente de mon psy-à-moi-qu'il-est-le-plus-magnifique-des-psys, pourquoi donc, disais-je- les pages de recettes de cuisine sont-elles toujours arrachées?????

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13 janvier 2009

les retos du c....

C'est comme ça que je l'écris, sur mon agenda, mes sms (demain matin, je peux pas, je vais aux restos du c);non pas que le mot "coeur" ma dérange, certes non. Car ils en ont du coeur, les bénévoles qui remplissent mes sacs de patates, carottes, surgelés, conserves, et de temps en temps, le petit plus qui pétille (aujourd'hui, c'était la trousse de produits cosmétiques trop chers pour moi, la semaine dernière du café de luxe, celui des pubs de la télé bientôt privatisée). J'ai beaucoup plus de réserves sur les enseignes qui liquident leur stocks gratuitement.

Dans la "salle d'attente", plutôt spartiate, autour de la cafetière, un panel de français (certains d'origine étrangère, ma pauvre dame) plutôt éclectique: des retraités propres sur eux, des gars assez jeunes avec piercings et catogans, des mères  de famille en jogging fatigué, de jeunes beautés habillées à la dernière tendance de la solderie du coin, des célibataires qui rasent les murs...et moi; qui pique les préservatifs qu'une noble âme a planqué derrière un pot de fleurs, qui explique-re-explique, que, non, les bénévoles ne sont pas des méchants quand ils refoulent les "dossiers incomplets", que les restos du c., ça ne devrait pas exister, que la norme, ça serait d'avoir un boulot, ou une retraite, ou une indemnisation qui permette de faire ses courses comme tout le monde....Au début, j'étais discrète, mais ça n'a pas duré, la discrétion et moi...

Et ce matin, quand j'ai poussé la porte du local , j'ai entendu "là voilà, notre révolutionnaire", j'ai, comme à mon habitude, renversé la moitié de mon sac (mon ticket est au fond bien sûr), écrasé les pieds de la petite dame qui "fait l'accueil", me suis confondue en excuses, et j'ai enfin relevé la tête: tout le monde me souriiait! Une bénévole s'est avancée vers moi :on parlait de vous, on est d'accord avec ce que vous dites, samedi, je viendrai avec une amie sur le marché signer votre pétition...ici, vous comprenez, on ne peut pas trop parler de politique, mais quand même, là, on veut vraiment vous soutenir!"

Moi, j'appelle ça une victoire!!!!

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12 janvier 2009

Fiston

amour.jpg Il aura 18 ans dans 2 semaines. Il a gardé ses grands yeux verts et de très jolies boucles qu'il massacre consciencieusement tous les matins sous une couche de béton armé, pardon, je veux dire de gel. Quand il est né, je l'ai serré contre moi pour lui murmurer qu'il serait mon dernier amour. Certes, depuis, je me suis accordée quelques dérogations, mais en dépit de mes inconstances, de son presque double mètre, il reste "mon petit".

Hier soir, Fils Ainé sortait, je m'étonnais de ne pas voir son portable en bandoulière, je subodorais la panne, j'ai interrogé. Sourire entendu, il le laisse à son frère parce qu'il en a plus besoin que lui...A 22 heures (oui, on a une hygiène de vie dans cette famille, farpaitement), Fiston m'a dit bonsoir, ce n'était pas des étoiles qu'il avait dans les yeux, c'était un feu d'artifice!

Mais comment s'appelle donc cette sirène qui fait grandir mon petit?

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09 janvier 2009

ne me quitte pas

C'est un méli-mélo de galères et de rires qu'il faudrait retranscrire ici. Ces connections intermittentes (l'intermittence est un concept très fashion, non....?)ne me permettent ni de me "raconter", n de vous lire comme j'en ai le goût.

Alors, voilà, depuis tout ce temps, il s'en est passé des choses...L'eau du ciel a beaucoup dévalé la rue, entraînant même un bout de rocher en haut de la cité. Au point que tous ceux (dont moi) qui réclamaient la pluie commencent à en avoir marre. La Normandie, ça va un peu, mais point trop n'en faut, on s'y attache à la mer toute bleue comme le ciel, à force. Les Assedic , dans leur grande bonté , m'ont découvert un "trop-perçu", hop, plus de sous sur mon compte: larmes, copains compatissants qui remplissent le frigo, courriers, rendez-vous, et ....effectivement, vous avez raison, le calcul est erroné...! Trop tard, l'interdit bancaire est tombé,je découvre les "restos du coeur": la première fois, j'ai pleuré sur le chemin, maintenant j'y tiens de discrets meetings politiques sur le thème "il ne faut pas avoir honte, ce sont ceux qui nous mettent dans cette situation qui devraient disparaitre sous terre". Dans une semaine, j'irai découvrir les locaux du tout nouveau tribunal administratif, j'essaie de ne pas rêver à des dommages et intérêts qui me payeraient une nouvelle voiture!

Et tout le reste, le monde à feu et à sang, la petite S. avec son bébé tout neuf qui s'est fait couper l'eau sans préavis par V..... (remunicipalisation, merde!), ceux qui lâchent prise, ceux qui s'accrochent (le gros G., hier soir, bien sûr qu'on les aura cette bande de ******* -censuré-. Mais Noël, le budget cadeaux est dérisoire, mais la frangine est là, tout le monde a le sourire, on s'embrasse, on se ré-embrasse, les ruelles de Bormes les Mimosas le 25, désertes, juste le mistral qui gèle le nez, le café en terrasse quand même . Le repas du 31, on est une douzaine à se tenir chaud, à minuit deux minutes, le long et joli texto de l'H..

Et hier soir, Fiston, mon rappeur à moi, celui qui dessine de si jolies choses , l'air grave comme jamais, qui écoute "ne me quitte pas"en boucle, sous l'oeil gentiment moqueur de Fils Ainé......

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