Impossible de s'allonger une fois par semaine sur un certain divan et de rater ce film. Hier soir, j'ai donc traversé les rues désertes, D. aurait du m'attendre devant le ciné, j'apprends ce matin qu'elle s'est endormie sur son canapé cette andouille, moi je vais tellement peu au cinéma que je ne vais pas faire demi-tour.

Bien m'en a pris. D'abord c'est le caissier avec qui je plaisante sur le compte ce vieux Sigmund S. qui m'applique d'office le "tarif réduit" auquel je n'ai pas droit, cadeau de bonne année pour vous. Nous sommes une vingtaine dans la salle, je peux m'étaler youpie.

Et puis le film. Belles images (Cronenberg quand même!), beaux acteurs, mais surtout l'histoire. Freud, Jung, Spielrein (dans le film la lumineuse Keira Knightley), ces découvreurs, ces avant-gardistes qui ont tout fait pour sortir les petits humains que nous sommes d'un certain fatalisme religieux. Dérangeant, pédagogue mais-pas-trop, une sorte de psychanalyse cinématographique en somme.....

En sortant de la salle (pas question d'aller boire un verre, tout est désespérément fermé), j'ai pensé avec ma relation avec P. Résolument platonique mais qui me comble autant qu'un amour passionné avec un amant fougueux. Est-ce dû à mon âge ou est-ce une sorte de transfert..? Demain soir, je retourne sur LE divan.....